De la difficulté de se fournir quand on est micro-entrepreneur

(ou : METRO : 0 PromoCash : 1)

L’une des choses qui me manquaient le plus depuis la revente de l’Annexe était le fait de ne plus pouvoir accéder aux magasins pour professionnels. Ne vous emballez pas trop vite, concernant les prix, la différence avec un supermarché ordinaire est souvent infime. Par contre, pour certaines choses comme les produits d’entretien par exemple, là on sent une certaine différence. Par exemple le film alimentaire, dont je n’ai trouvé aucune marque qui soit mieux que totalement merdique dans le monde des clients ordinaires, ou le détartrant, qui semble investir plus dans la pub et le choix de noms tous plus cons les uns que les autres plutôt que dans la recherche d’une formule efficace.
Je ne vais pas dire que mon arrivée dans le monde de la microentreprise était motivée par cela, mais c’est vrai que ça aurait pu aider. Mais bon ! Après m’être battu avec l’usine à gaz surbugguée du formulaire d’inscription, j’ai réussi à m’inscrire pour toutes mes activités, sauf que la traduction est passée en tête. Qu’à cela ne tienne, je me suis rendu dans nos deux principales enseignes des fournitures professionnelles muni de tous les justificatifs afin de me réinscrire après deux ans d’absence.
Eh ben pas glop Metro : en dépit du fait que mon activité de cuisinier à domicile figure bien sur la déclaration de début d’activité, c’est nein. Pour leur complaire, il faudrait que je me retape tout le processus de déclaration à zéro pour que le code APE soit bien dans les cases. Merci, mais une fois, pas deux. J’eusse espéré que le fait d’avoir été client pendant 14 ans aurait pu jouer en ma faveur, mais ne rêvons pas !
Du côté Promocash, les choses ont été beaucoup plus faciles, une fois que j’ai eu fini d’expliquer les particularités de ma situation : « Vous voulez voir si vous avez besoin de quelque chose dans le magasin pendant que je finis de faire votre carte ? »
Et voilà comment je reste client d’un côté et plus de l’autre, et ça explique aussi comment un groupe connaît une expansion rapide en Chine pendant que l’autre n’arrive pas à faire son trou et se demande bien pourquoi.

J’ai replongé….

Il semble que je n’arrivais pas à rester tranquille dans mon village à réparer des chaises en bois. L’aventure m’appelait, l’ennui était en moi. Et le fait de ne plus bosser que 39h faisait trop light par rapport aux 100h/semaine que je me cognais à l’Annexe.
Donc, comme j’étais encore sollicité pour tout un tas de trucs et que je ne peux pas résister à l’appel de l’argent, j’ai remonté une micro-société pour exploiter mes différents et aléatoires talents, à savoir :
– traduction et interprétariat : en anglais, je suis resté au top, et je reste mobilisable du lundi au jeudi soir, donc si vous avez besoin de quelqu’un pour des balades en Angleterre….
– dépannage de PC : dans ce domaine je n’ai pas changé, mais si vous voulez pouvoir m’appeler moins souvent, un conseil, passez à Linux…
– Webdesign : je n’ai pas la prétention d’être une bête là dedans, mais dans le simple et pas cher je crois être bien placé. Dans tous les cas, je sais que je peux déjà mieux faire que le mec de Ségolène . Et pour tout ce qui fait saigner des yeux, je sais à qui vous envoyer, il sera ravi tant que vous n’essayez pas d’oublier de le payer…
– fondues chinoises : ben oui, je n’allais pas oublier mon talent majeur tout de même ! J’ai d’ailleurs ramené de mon dernier séjour à Deyang une recette de fondue au lapin qui n’est pas épicée et qui peut donc être servie à des personnes qui sont privées de piments.
Donc voilà, si vous avez besoin de moi, faut pas hésiter.

恭喜发财

Voilà , premier Nouvel An Chinois célébré (entre guillemets) hors de l’Annexe. Et en fin de compte pas célébré pour cause de stage (mais bon, au Grand Hôtel, excusez du peu ! ) .

Nonobstant, je vous souhaite à tous santé, bonheur, pipes à toute heure et prospérité, que Mike puisse vous vendre à tous des Aston Martin et des Lexus . Moi pour l’instant je continue à tourner des légumes.

2008, nous voilà  !

A tous les anciens habitués de l’Annexe, et à ceux qui nous ont rejoint en cours de route, j’offre tous mes voeux de prospérité, santé, bonheur, sexe et éthylisme avancé.

Que de nombreuses soirées nous réunissent, si possible autour d’une fondue chinoise, que les fûts de bière soient nombreux et à bonne température de consommation, que Rammstein et Faye Wong nous sortent de nouveaux albums et viennent par ici faire un peu de bruit, puissions nous retrouver des endroits dignes de ce nom où sortir, et puissions nous ne jamais avoir à nous afficher en compagnie de vieux mannequins aphones pour faire parler de nous, contrairement à certains nabots hargneux dont la télé nous rebat les oreilles.

De mon côté, je m’applique dans ma petite cuisine de la rue de Famars (dernière semaine hélas, dommage je m’y plais bien) et je pense très fort à vous tous. Qu’on était bien dans notre bistrot !

On dirait que mon bistrot est en train de repousser tout seul !

Une bonne âme constatant à quel point mon comptoir me manquait a eu l’infinie bonté de m’offrir ceci :

A présent il va falloir que je me trouve des fûts de Foster’s et de Tsing Tao à mettre dedans, le bijou en question étant conçu pour accepter à peu près toutes sortes de mini-fûts, contrairement aux modèles qui ont encombré les linéaires des magasins ces dernières années qui ne toléraient que la Heineken (bof….)

Je risque de voir débarquer du monde le week end je crois…

Retour de boîte.

J’ai passé la soirée du 14 Juillet au Babiclub de Deyang. Rassurez vous, on n’y joue pas au baby-foot, c’est l’une des boîtes qui marchent fort en ce moment dans le coin.

Sur une surface en gros grande comme l’étage du Duplex, assez de matos pour foutre un boîte française en dépôt de bilan. En outre, contrairement aux boîtes de Valenciennes où la règle semble être : « Si c’est pas un thon, c’est probablement un travelo », ici, quasiment que des petits canons, pire qu’un premier rang de concert de Robbie Williams. Donc le travelo officiel de la boîte ne tente rien sur qui que ce soit et se bourre la gueule avec application. Air conditionné à fond, quasiment pas de fumeurs, bref, confort total.

Ma chère et tendre m’ayant laissé dix minutes après être arrivés pour discuter avec une copine retrouvée là, j’ai donc passé une charmante soirée en compagnie de mes deux gogo danseuses particulières (ma belle soeur et une de ses copines particulièrement agréable à l’oeil), avec une ample provision de TsingTao.

Je n’ose imaginer les ravages que le Marquis, Sancho ou Chris auraient pu perpétrer sur la gent féminine (moi forcément si je tiens à mes génitoires je n’ai pas intérêt à faire le con), et j’appréhende déjà le retour à Valenciennes, avec ses embuscades policières à tous les coins de rue, sa fiscalité démente et ses fashion-victims passant le quintal. Quand le puritanisme sarkozyque aura achevé de faire fermer tous les bars chez nous, retrouvez moi là-bas.